Sunday, 1 January 2012

Incognito, Bees+things+flowers

  
   Depuis ses débuts en 1981, le groupe de jazz anglais Incognito offre à son public des chansons sensuelles, nostalgiques, douces ou entraînantes. Si leur style est assez diversifié, et parfois inclassable, la qualité des chanteurs et musiciens, leur longue expérience de la scène et leur volonté flagrante de partager de bonnes vibrations avec le public, ont permis au groupe de laisser une empreinte inoubliable sur la scène “acid jazz”.

  Certaines chansons sont lentes mais intenses, certains rythmes doux mais impressionnants. Les paroles laissent le public rêver et succomber à la douce tentation de la nostalgie et de la mélancolie. Mais loin d'être triste ou déprimant, l’album alterne doux  moments d’apaisement  et morceaux de pure énergie et d’exaltation.

  Les interprètes mélangent parfaitement ces deux genres avec malice et complicité. Ce mix et la qualité de la majorité des chansons de l’album en font l’un des plus achevés du groupe.

Wednesday, 27 July 2011

Yu ming is ainm dom: langage et incompréhension

  « Yu ming is ainm dom » est un court-métrage mettant en scène un  jeune chinois désabusé animé par la seule volonté de vivre en Irlande, dans le but de rendre sa vie plus excitante. Un agréable moment de quiproquos et de compassion. Même si certaines scènes de solitude et de désespoir peuvent donner au film un coté dramatique, d’autres demeurent hilarantes et attendrissantes. L’acteur principal, Daniel Wu, naturel et touchant, permet  un subtil équilibre entre drame et comédie.

  Le rythme est rapide et intense et le réalisateur, Daniel O’hara, évite les trop longues scènes, ennuyeuses et silencieuses, et donne une réelle dynamique à son histoire. Il respecte un ordre logique et malin: la désillusion du personnage, sa réelle envie de bouger et découvrir le monde, son arrivée en Irlande, plein d’espoirs et d’attentes, et finalement sa déception face aux  incompréhensions auxquelles il fait face.

  Le personnage principal, Yu ming, est un tendre mélange d’espoir et de naïveté, de volonté et de fragilité. Persuadé qu’il peut s’installer en Irlande s’il travaille et apprend assidûment, il est un modèle de courage et de détermination. Il incarne le fantasme que l’ouest représente dans l’esprit de beaucoup d’orientaux, et les difficultés que les nouveaux arrivants dans un pays peuvent rencontrer pour s’intégrer.


Monday, 27 June 2011

Pride and Prejudice: un chef-d'oeuvre

  Inspiré par le célèbre roman, écrit en 1813 par Jane Austen, le film “Pride and Prejudice” est un doux moment d’esthétique, de poésie et de passion, dessiné dans un contexte historique marqué par la période prévictorienne. 


S’il est largement basé sur une histoire d’amour entre deux personnages appartenant à des milieux sociaux différents, c’est aussi une peinture décrivant  la condition de la femme et ses obligations au 19ème siècle.
 
  Le réalisateur, Joe Wright, offre ici une œuvre magnifique, avec des scènes particulièrement artistiques, filmées dans les fameux paysages de la vieille Angleterre. Le romantisme de ce film transparaît aussi bien dans les dialogues que dans la mise en scène, ainsi que dans les lieux et la qualité de prises de vue.
  Si certains observateurs n’y verront qu’une sempiternelle romance à l’eau de rose pour jeunes adolescentes naïves, d’autres spectateurs plus aguerris apprécieront la complexité des sentiments et de la personnalité des deux personnages, la réflexion à propos des préjugés, la description de la condition féminine de l’époque, et la peinture  de cette famille touchante et désespérée, déchirée entre la volonté de voir ses filles heureuses et l’obligation de leur organiser des mariages financièrement avantageux.
  Les acteurs donnent au film une dimension plus profonde, et expriment parfaitement les émotions de leurs personnages. Dans le rôle d'Elizabeth Bennet, la fille rebelle, ouverte d’esprit, curieuse et libre, Keira Knightley montre une nouvelle fois son talent  d’actrice. 


Délicate mais têtue, sensible mais forte, elle réussit parfaitement à exprimer la complexité de son personnage, son désespoir de voir sa mère obsédée par l’idée de marier  ses sœurs à un homme riche, et ses déceptions à propos de Darcy.
  Le couple Keira Knightley  /Matthew Macfadyen est un plaisant mélange d’incompréhensions et d’attirance.
 
 

Friday, 11 March 2011

Attention les yeux: les Harlem Globetrotters débarquent!

  Un peu fous, souvent décalés, mais carrément doués, les Harlem Globetrotters reviennent en Europe pour une tournée explosive à partir du mois de Mars! L’occasion pour tous les amoureux du basket de profiter de ce spectacle drôle et aérien qui, à chaque fois, tient toutes ses promesses.
  Ces “magiciens du basket”, nés en 1926 à Chicago, sont devenus depuis une légende du sport à part entière, de par  leurs prouesses sportives et les grands noms qui ont constitué leur roster. Equipe de basket ball plus attirée par le fun et la dérision que par la compétition, mais capable d’offrir un show sportif à en faire pâlir certains pros, Les Harlem Globetrotters peuvent aujourd’hui compter sur leurs jeunes recrues pour représenter un héritage fort de plus de 84 années d’expérience.

  Si l’idée de voir un spectacle aussi divertissant qu’impressionnant vous conquiert, n’hésitez pas à consulter la liste des matchs prévus dans votre région!


  Comme un peu d’histoire ne fait pas de mal, et que celle-ci vaut le détour, faisons un récap :
  Les Harlem Globetrotters n’ont pas toujours eu vocation à offrir des matchs d’exhibition, et jouaient d’ailleurs à un niveau plus que correct en 1927, dans la Negro American Legion League. Alors connus sous le nom de  “Giles Post”, puis de “Savoy big five”, ce n’est que lorsque Abe Saperstein acquiert le club la même année qu’ils se rebaptisent les« Harlem Globe Trotters ». L’équipe ne compte alors que des joueurs noirs, non acceptés dans les ligues majeures à cette époque.

 C’est dans les années 30 qu’ils commencent leurs « mini shows comiques » durant les matchs. Reece Goose Tatum excelle d’ailleurs dans le genre et ignore qu’il ouvrira la voie à pléthore de joueurs “comico-sportifs”.