Monday, 27 June 2011

Pride and Prejudice: un chef-d'oeuvre

  Inspiré par le célèbre roman, écrit en 1813 par Jane Austen, le film “Pride and Prejudice” est un doux moment d’esthétique, de poésie et de passion, dessiné dans un contexte historique marqué par la période prévictorienne. 


S’il est largement basé sur une histoire d’amour entre deux personnages appartenant à des milieux sociaux différents, c’est aussi une peinture décrivant  la condition de la femme et ses obligations au 19ème siècle.
 
  Le réalisateur, Joe Wright, offre ici une œuvre magnifique, avec des scènes particulièrement artistiques, filmées dans les fameux paysages de la vieille Angleterre. Le romantisme de ce film transparaît aussi bien dans les dialogues que dans la mise en scène, ainsi que dans les lieux et la qualité de prises de vue.
  Si certains observateurs n’y verront qu’une sempiternelle romance à l’eau de rose pour jeunes adolescentes naïves, d’autres spectateurs plus aguerris apprécieront la complexité des sentiments et de la personnalité des deux personnages, la réflexion à propos des préjugés, la description de la condition féminine de l’époque, et la peinture  de cette famille touchante et désespérée, déchirée entre la volonté de voir ses filles heureuses et l’obligation de leur organiser des mariages financièrement avantageux.
  Les acteurs donnent au film une dimension plus profonde, et expriment parfaitement les émotions de leurs personnages. Dans le rôle d'Elizabeth Bennet, la fille rebelle, ouverte d’esprit, curieuse et libre, Keira Knightley montre une nouvelle fois son talent  d’actrice. 


Délicate mais têtue, sensible mais forte, elle réussit parfaitement à exprimer la complexité de son personnage, son désespoir de voir sa mère obsédée par l’idée de marier  ses sœurs à un homme riche, et ses déceptions à propos de Darcy.
  Le couple Keira Knightley  /Matthew Macfadyen est un plaisant mélange d’incompréhensions et d’attirance.
 
 

Friday, 11 March 2011

Attention les yeux: les Harlem Globetrotters débarquent!

  Un peu fous, souvent décalés, mais carrément doués, les Harlem Globetrotters reviennent en Europe pour une tournée explosive à partir du mois de Mars! L’occasion pour tous les amoureux du basket de profiter de ce spectacle drôle et aérien qui, à chaque fois, tient toutes ses promesses.
  Ces “magiciens du basket”, nés en 1926 à Chicago, sont devenus depuis une légende du sport à part entière, de par  leurs prouesses sportives et les grands noms qui ont constitué leur roster. Equipe de basket ball plus attirée par le fun et la dérision que par la compétition, mais capable d’offrir un show sportif à en faire pâlir certains pros, Les Harlem Globetrotters peuvent aujourd’hui compter sur leurs jeunes recrues pour représenter un héritage fort de plus de 84 années d’expérience.

  Si l’idée de voir un spectacle aussi divertissant qu’impressionnant vous conquiert, n’hésitez pas à consulter la liste des matchs prévus dans votre région!


  Comme un peu d’histoire ne fait pas de mal, et que celle-ci vaut le détour, faisons un récap :
  Les Harlem Globetrotters n’ont pas toujours eu vocation à offrir des matchs d’exhibition, et jouaient d’ailleurs à un niveau plus que correct en 1927, dans la Negro American Legion League. Alors connus sous le nom de  “Giles Post”, puis de “Savoy big five”, ce n’est que lorsque Abe Saperstein acquiert le club la même année qu’ils se rebaptisent les« Harlem Globe Trotters ». L’équipe ne compte alors que des joueurs noirs, non acceptés dans les ligues majeures à cette époque.

 C’est dans les années 30 qu’ils commencent leurs « mini shows comiques » durant les matchs. Reece Goose Tatum excelle d’ailleurs dans le genre et ignore qu’il ouvrira la voie à pléthore de joueurs “comico-sportifs”.

Thursday, 10 March 2011

Le dernier samouraï: l'honneur oublié

   Certaines nations peuvent changer leur destinée, mais certains hommes dédient leur vie à accomplir celle de leur peuple.
  Nathan Algren (Tom Cruise) est un capitaine de l’armée américaine reconnu pour ses faits d’armes contre les indiens d’Amérique, dans les années 1870. Désabusé et traumatisé par ses souvenirs, il noie son désespoir dans l’alcool et mène une existence pathétique et solitaire


Alors quand on lui propose d’aider à réprimer une rébellion au Japon, il accepte sans grande conviction, plus attiré par l’appât du gain que par l’honneur de servir l’empereur.
  Dans un Japon tiraillé entre tentation moderniste et persistance des traditions, le capitaine doit former et diriger une armée de jeunes soldats inexpérimentés, loin d’être prêts à mener une guerre. A la suite d’une bataille, il est capturé et retenu en otage par ceux qu’il doit combattre: les samouraïs, ex-alliés de l’empereur dévoués corps et âme à le servir.


 La confusion est totale, qui est réellement l’ennemi ? Qui est ce peuple, qu’il croyait sauvage et hostile ? Et ce leader, charismatique et énigmatique nommé Katsumoto (l’éblouissant  Ken Watanabe)?


  Cette histoire est avant tout la croisée de deux destinées: le capitaine Algren, désabusé, ayant perdu toute foi et tout idéal, rencontre Katsumoto, chef brave et fier, abreuvé de spiritualité, et qui pourrait mourir pour la cause qu’il défend. Tout les oppose a priori, mais ils apprennent l’un de l’autre et un sentiment de fraternité les rapprochera bientôt.

Thursday, 3 March 2011

Le business du "Break"

  Organisé par la compagnie Outgoing, un célèbre tour opérateur pour étudiants basé en Angleterre, le Sportsvest (voir l'article intitulé "Sportsvest: "sea, sports, sex and sun" ") n’est pas sans rappeler le  très populaire Springbreak américain


Ce rassemblement attendu toute l’année par des milliers d’étudiants, sur les chaudes plages de Miami, Panama city ou Daytona, pendant les vacances de printemps et juste avant les examens, est à chaque fois le témoin de fêtes endiablées, rythmées par jeux d’alcool et autres distractions. Les étudiants, aussi incontrôlables que surexcités, ne sont animés que par une seule idée : faire la fête et seulement la fête, avant de reprendre les cours.
  Cette exaltation a peu à peu gagné d’autres pays, notamment européens tels que la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. L’Espagne est souvent l’hôte de ces rassemblements, organisés par des compagnies spécialisées dans l’évènementiel pour jeunes, et surfant sur cette nouvelle tendance. Le voyage de l’étudiant est organisé de A à Z et celui-ci n’a plus qu’à s’inscrire pour profiter de son « break ». Cette “industrie du springbreak” est déclinée en plusieurs offres: Springbreak, Summerbreak, Beachbreak, etc.
Voici certaines de ces offres:
-Summerbreak et Springbreak à Salou (Espagne), organisé par la compagnie française Funbreak basée a Lyon, France.
-Summerbreak en Cornwall (Pays de Galles), organisé par la compagnie OutGoing, basée en Angleterre.